Friday, June 17, 2011

Calice Allen

Impossible de voir ou revoir un Woody Allen, et certainement pas Midnight in Paris qui est, à n'en pas douter, son chef-d'oeuvre. Woody Allen n'a pas l'élégance nihiliste de Fritz Lang ni l'hystérie salvatrice de Billy Wilder. L'auteur américain offre à son public européen l'opportunité de boire le calice jusqu'à la lie, celle du dégoût et de la haine généralisée, tartuffés par une drôlerie dont l'amer n'aura fait rire que les ingrats et, comme dirait l'autre, derniers hommes.

Rémy Russotto